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Fin d’année au Gabon
05/01/2012
Retour gagnant à Sette Cama |
Je rentre d’un superbe voyage au Gabon ! Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un mois consécutif de bonnes et même d’excellentes pêches. Ajouter à ces résultats une organisation solide et efficace et on obtient un rare sans faute. La pêche au lancer du bord, de jour comme de nuit, a eu la grande préférence des pêcheurs. Grâce à l’appui de mes marins Paco et Lewis j’ai pu tous les jours proposer les meilleurs horaires de pêche possibles. Je les remercie mille fois car en plus d’encaisser mes horaires difficiles, ils le font avec plaisir. Généralement nous avons démarré le matin par un réveil à 3h/3h30 et un retour vers 8/9h. Puis le soir un départ vers 16h pour revenir aux alentours de 21h. Lorsque j’ai supposé la pêche intéressante plus tard, nous avons organisé quelques piques-niques avec un départ vers 18h pour revenir à minuit. Un rythme fatiguant mais tellement motivant quand on voit les résultats enregistrés !
Il y a eu des périodes carangues avec des folies le soir et le matin. Nous avons pris plusieurs hippos exceptionnelles : 20 kg ; 24 kg ; 27 kg et Thierry a pulvérisé le record avec un monstre de 32 kg pour 1,41m… Record du monde ? Qu’importe ! Les périodes carpes rouges nous ont permis de prendre de très nombreux poissons dont plusieurs de 30 à 35 kg. Nous avons été témoin de chasses hallucinantes, avec de véritables explosions dans la rivière ! Sacré souvenirs… Les périodes capitaines ont régalé tous les pêcheurs car les plus belles actions se sont déroulées le jour ! Phénomène rare au Gabon ou mal exploité… Là, nous n’avons pas laissé passer ces occasions et j’ai même du rappeler à la raison mes pêcheurs en disant stop, maintenant on rentre ! Il faut dire qu’à 6 nous avons mis au sec exactement 51 capitaines en…1h ! Nous étions dans le domaine du un lancer = un poisson. Beaucoup de gros capitaines et un grand nombre de 30/40 kg, des poissons grands comme nous ! Les barracudas ont joué la discrétion, à noter deux énormes ratés. Dont le plus gros, 30/40 kg, décroché par notre merveilleux belge, qui malgré ses 71 ans vient de faire sa 25ième virée gabonaise. Chapeau Monsieur Herman ! J’en viens évidemment à mon poisson préféré, le tarpon ! Sur un mois, nous en avons vu…tous les jours. Il faut dire que plusieurs pêcheurs ont axé leur pêche sur ce diable de poisson sauteur ! Nous avons touché une centaine de tarpon pour en mettre au sec 17. Les deux plus gros mesuraient 2,24m pour un poids de plus ou moins 90 kg ! Celui de J.Pierre devait friser les 100 kg et l’autre j’ai d’ailleurs eu la chance de le prendre devant la caméra de Seasons. Mika a réussi un joli doublé grâce à un acharnement très professionnel, bravo ! A noter 7 casses, 5 moulinets vidés dont deux fois mon fantastique Stella 18000, malgré un frein réglé à 14 kg ! Impressionnant. Il y avait là des poissons largement au dessus des 100 kg mais la configuration de la passe et des bancs de sable n’a pas joué en ma faveur… Pas d’excuses, de toute façon j’y retourne dans quelques jours ! Le poisson le moins drôle a été une raie guitare de 2,65m prise au plug par la nageoire dorsale…
Merci à Michel pour ses multiples tournés d’apéro, pour fêter un tarpon comme une bredouille ! Merci à la bonne humeur des ivoiriens ainsi qu’à Fred, Séb, J.François, Reinhart et tous les autres. Et comment ne pas écrire quelques mots sur la faune. Des éléphants quotidiens, des buffles, des hippopotames, des crocos, des tortues monstrueuses, des antilopes furtives et une double rencontre avec les gorilles pour Alain. C’est le Gabon !
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Virée sportive à la Baie du Courrier
05/11/2011
A l’assaut du Cap d’Ambre ! |
Superbe bilan de ce séjour hautement sportif avec le Green Fishing. Un mois de pêche au leurre dans le Nord malgache, ça laisse des traces ! Mais le principal est au bout de l’effort, tous les clients/pêcheurs sont rentrés heureux, pleinement satisfaits. Certains avec de jolis records personnels. Côté météo, comme le dit Sébastien, la zone est venté, tout le monde le sait et c’est à nous de choisir et proposer les meilleures options. Une belle philosophie qui paye avec une gestion des heures et des marées intéressantes. Le rythme normal est de 12h en mer, alors parfois, raccourcir ou déplacer un horaire est bénéfique. Nous avons enchaîné les jours avec environ un tiers de lancer et deux tiers de jig. Tout le monde a capturé sa grosse ignobilis en passant chaque fois la barre des 35 kg. J’ai tenu un monstre qui en deux coups de tête à redressé mon triple comme un vulgaire fil de plomb ! Les gros leurres, sticks et poppers, ont fait la loi avec des touches souvent spectaculaires. Parfois un gros mérou ou un voilier s’invite à nos prises, notamment grâce au stick bait. Je réalise un de mes buts inavoués, prendre un thon à dents de chien de 100 lb au popper. Une bagarre rapidement exécutée avec l’aide de ma fidèle Tenryu Xtrem. Nous trouvons une véritable manne de dogdog qui suivent parfois nombreux et passent sous nos yeux ébahis ! Une autre fois je ferre un gros thasard, il saute et se fait dévorer par des ignobilis ! Finalement c’est une carangue de 15 kg qui rempace l’infortuné au bout de mon leurre. Par courant mais la suite ne l’est pas moins. Je ramène cette carangue et sous le bateau elle se fait attaquer par une autre ignobilis, mais monstrueuse ! Je reverrais longtemps les pectorales grandes ouvertes de la bête...
Le jig a permis aux néophytes de constater que de nombreux muscles inconnus se rattachent aux bras, aux jambes et aux épaules de l’être humain! Les cannes légères mais puissantes dominent sans conteste les débats. Courbures de folies, bagarres incroyables, tout à tenu sauf lorsque le bas de ligne passe par la gueule d’un thasard ! Plusieurs monstres de ferrés, un seul de monté au bateau, mais pas celui que nous attendions… Un requin de 3m pour environ 200 kg nous a bien fait souffrir ! Et puis la chance aidant, le vent s’est apaisé 4 jours. Pas besoin de se poser de questions, la destination du Cap d’Ambre est obligatoire. Impossible de prévoir ces accalmies, il faut être sur place pour les savourer ! Par plaisir je résume notre plus belle journée ainsi : 3 pêcheurs pour une cession jig infernale. 85 poissons montés au bateau d’un véritable poids moyen de 8/9 kg. Plus un requin de 200 kg, faites le calcul c’est impressionnant ! A noter 17 jigs coupés par les requins, thasards et même les gros thons à dents de chien. 40 hameçons spécials jig volatilisés, définitivement perdus ! 8m de tresse de montage envolés. 60 m de bas de ligne Shock Leader désintégrés, un moulinet haut de gamme Daïwa explosé, 3 roulements anéantis et au final 4 poissons de tués ! Une journée référence. La relative fraicheur de la mer a grandement contribuée à de bonnes relâches.
Je ne cache pas qu’il y a eu également des heures difficiles mais la récompense a souvent été au rendez-vous. Lorsque vous rentrez fracassé par les bagarres, secoué par les vagues et bien rafraîchi par les embruns, il ne vous tarde qu’une chose : passer à la table d’Etiennette ! Comme par magie la vie reprend ! Nous nous sommes régalés tous les jours. Bravo à toute l’équipe, à l’imperturbable Daka, au véritable marin qu’est Gérard, à Estevio, à la cuisine, à David et à tous ceux qui font qu’un séjour est une réussite, un plaisir. Bravo à toi Séb et garde toujours ta bonne humeur ! Merci à Nancy pour les trajets et l’approvisionnement en Pastis ! Je rentre fourbu mais vraiment content. A refaire…
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Le Cap Vert de Paul Loup
30/09/2011
Retour à Tarrafal |
L’été en montagne est terminé. Les orages ont bien perturbé mes randonnées et bivouacs avec tout de même quelques belles séances à plus de 2500m d’altitude. Les grosses truites ont été coopératives et particulièrement sensibles à mes leurres Mégabass sans oublier les Rapala qui restent plus que jamais d’actualité. Septembre sonne mon retour au Cap vert, sur l’île de Santo Antao. Accompagné de mes potes Fabrice et Laurent, nous démarrons la saison d’une nouvelle petite organisation de pêche sportive. C’est mon complice de montagne, Paul Loup, qui se lance dans l’aventure. Il y a quelques années cette zone m’avait semblé très prometteuse. Les débuts du Loup ont confirmé cette impression avec quelques gros poissons au jig, au lancer et en dérive. Thons jaunes, sérioles et carangues au menu ! Le coin n’a pas changé, toujours aussi sauvage avec un biotope très volcanique. Nous en prenons tous plein les yeux !
Nous allons passer 8 jours à sillonner la zone grâce au sympathique bateau du Loup mais aussi à cavaler du lever du jour jusqu’à la nuit sur un littoral intact. Globalement la pêche a été difficile avec un retard dans l’arrivée du poisson fourrage. Il n’en reste pas moins que nous avons tous passé un superbe séjour, où l’authenticité fait parti du quotidien ! Au jig les sérioles nous ont régalé, dommage que les gros sujets ne se sont pas invités dans nos prises. Quelques beaux coups de ligne au lancer sur les carangues avec notamment une fois l’intervention musclée d’un requin ! A noter que cette zone est naturellement à l’abri du vent et des grosses vagues. Superbe souvenir d’une virée nocturne à la recherche d’un poisson étrange, le chuba ! J’en rate un gros au jig alors que les cannes à l’appât restent muettes. Il y a un potentiel insoupçonné pour les amateurs de jig la nuit. Il faut juste gérer le courant et les dérives ce que Paul Loup maîtrise très bien. Je plie plusieurs fois dangereusement ma Fiberjig, et je me distingue en capturant un requin océanique d’une centaine de kilo. Au départ il devait y avoir une sériole puis il y a eu un contact suivi d’un départ canon. Ma ligne a même coupé la tresse de Laurent qui n’a pas trop apprécié cette plaisanterie halieutique !
Les thons jaunes sont malheureusement arrivés 4 jours après notre départ et Paul Loup en a bien profité ! Intéressant de savoir que ces poissons passent très près des côtes tout comme ce marlin que Laurent a décroché sur une petite séance de traîne pour aller d’un poste à un autre.
Deux fois je suis parti pour une virée de 12h en pêche du bord ! Mes chaussures n’en survivront pas. Sac à dos, 3 litres d’eau, un bout de pain et une boîte de leurre. Quelques poissons au popper et un joli succès pour des séances précises de jig depuis les rochers. Les carangues, badèches et dentis ont de nombreuses fois pliés ma canne.
Voilà un produit intéressant, pas cher et qui peu réserver de belles surprises. Une excellente note au Loup qui a su magistralement s’intégrer et se faire accepter dans ce petit village du bout du monde. Une belle façon de découvrir le Cap Vert !
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La Norvège
19/07/2011
Au-delà du Cercle Polaire |
Je reviens d’une virée familiale en Norvège. Deux familles, 4 adultes et 4 enfants ! Une semaine dans l’archipel des Lofoten et une autre dans la province du Nordland. Paysages magnifiques, randonnées vertigineuses et bien évidemment de la pêche ! Pas toujours facile d’organiser sur place un tel séjour, les informations sont rares, incomplètes et la communication reste limitée. Mais avec de la patience on arrive à établir un programme motivant, sans perdre une seule journée et avec toujours de l’eau à proximité ! Ce sont d’immenses territoires, une prédilection pour des vacances au vert, vouloir autre chose serait se tromper de destination.
Dans les Lofoten nous avons loué un « rorbut », vaste chalet idéalement placé dans le merveilleux village de A. Sur pilotis, avec la mer sous nos pieds ! Nous n’avons pêché que du bord, c’était le but. Une météo exceptionnelle, peu ou pas de vent et du soleil non stop de midi à minuit ! Sous cette latitude, pas besoin de lampe ! La grande activité de pêche est plus tôt en saison et au mois de juillet le village vit au ralenti. La pêche du bord, au leurre, sera productive mais pas un seul poisson de belles tailles. On reste dans le petit ce qui ne manque pas d’amuser les enfants ! Lieus noirs, morues et maquereaux ventrus se disputent pour attraper nos cuillères et jigs. Quand aux randonnées, elles sont d’une rare beauté mais là encore pour trouver le bon sentier il faut s’armer de patience, rien n’est vraiment indiqué. Evidemment ces sentiers de montagne passent par des lacs et les truites sont bien présentes. Beaucoup de petites, entre 20 et 30 cm et quelques unes nettement plus grassouillettes viennent accélérer nos pulsations en suivant nos leurres ! A noter quelques ombles dans nos prises. Pour les petits dormeurs il est bien agréable de pouvoir pêcher en plein jour 24h sur 24 !
Nous rejoignons le Nordland par le ferry et récupérons nos voitures de location à Bodo. Puis c’est un peu à l’aventure. Les routes sont faciles à conduire, personne ne s’énerve et les limitations de vitesse sont scrupuleusement respectées. Par contre les campings sont décevants, souvent très mal placés au bord des routes ou sur un parking ! Là encore il faut bien se renseigner pour trouver la perle rare et de la place. A force de question nous filons sur de minuscules routes dont les tunnels sont encombrés de moutons, en direction d’une bien jolie rivière. Le village de Torne est indiqué nulle part pourtant c’est là que nous trouvons le seul camping bien placé. En retrait de la route, dans un nid de verdure, bien tenu et avec deux chalets que nous louons pour 5 jours. L’appel du saumon atlantique se fait sentir avec son lot de déconvenues, de doutes, d’horaires peu en rapport avec des vacances et au final des joies incomparables. C’est Pat qui montre le bon chemin avec un 89cm bien rebelle suivi d’un 90 cm très ventru ! Moi je conclus cette journée par un 90cm et surtout un magnifique 110cm pris sous le soleil de minuit ! Un autre poisson du même gabarit termine ces 4 jours et une double gamelle de filets de saumon poêlés avec une petite sauce crème citron que je réserve habituellement aux grosses truites. Nous ne tuons qu’un saumon mais ici relâcher n’a pas l’air d’enthousiasmer les foules... A noter quelques truites fario, arc et de mer pour colorer ce tableau.
Nous finissons ce séjour par une nouvelle pêche en mer, toujours du bord. Les poissons sont un peu plus gros toujours aussi nombreux et les enfants ne veulent plus quitter les rochers. Nous prenons même un flétan à l’ondulante ! Au final un séjour bien réussi, pour la pêche, pour les randonnées, pour les enfants avec cependant un petit regret qu’il soit si difficile d’obtenir des informations fiables.
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Au mois de Mai, avec un guide...
31/05/2011
Au fil du Rhône |
Ce mois de mai a été caniculaire et les résultats de pêche très variables. Lorsque Philou, guide de pêche sur le lac du Bourget, m’appelle pour une prospection sur le Rhône, je viens d’essuyer mes premières sérieuses bredouilles de l’année ! Le thermomètre est à son maximum et pour une question de planning nous ne pêcherons qu’en milieu de journée, aux heures les plus éprouvantes. Si je suis très content de retrouver Philou, j’ai un sérieux doute sur le résultat final. Le rendez-vous est pris pour le 23 au matin à quelques 45 km en aval de chez moi.
J’ai connu Philippe Compain il y a quelques années, sur le lac du Bourget. C’était à l’époque la folie du mort-manié. Suite à une sympathique invitation, je débarque sur son bateau avec mes leurres à bavette. Une seconde après l’arrêt du bateau je suis en action et très vite je ferre le premier brochet d’une longue série. Le lendemain après midi je récidive avec un terrible 24 brochets au leurre contre 3 au mort manié. Il n’en a pas fallu plus à Philou pour virer dans la démesure des fanas du leurre ! Il a remisé à jamais son ancien matériel pour se lancer dans sa nouvelle passion, la pêche au leurre. Les années sont passées et ce guide malicieux est devenu une référence dans la région. Se retrouver pour une pêche découverte est un plaisir partagé !
Il est déjà tard, 10h du matin, lorsque nous commençons à pêcher. La matinée sera vide malgré de beaux échos au sondeur. Philou m’explique qu’en ce moment les gros brochets du lac sont en activité avec 5 poissons d’un mètre et plus en 5 sorties. Un petit casse-croute et nous relançons nos leurres. Selon le fond nous optons pour des bavettes plus ou moins longues. En pêcheur du lac, Philou aime les profondeurs et moi en pêcheur de rivière je préfère les zones plus accessibles à mes leurres favoris. Les bancs d’herbes m’attirent particulièrement ! Sous un soleil monstre, au ras d’un herbier immergé, je prends les 2 premiers brochets au ZC 75, ce leurre même qui a causé tant de changement dans la vie de mon guide, il y a 8 ans ! Dans une partie particulièrement sauvage nous voyons au sondeur un incroyable rassemblement de silures... J’en aperçois même un joli sur le bord, dans un mètre d’eau. Magnifique ! Puis c’est la vraie touche, au petit large d’une zone herbeuse. Le poisson reste plaqué au fond, les gros brochets sont de sortie ! J’annonce « un mètre » mais ce rusé ne se laissera pas mesurer. Plus tard, en remontant la rivière, Philou dévie subitement son bateau sur la rive opposée. J’aime ces instincts inexplicables, il en sort souvent des coups de ligne inhabituel. Premier lancer à l’ombre de ce buisson, mon ZC 75 se fait bloquer net sous le bateau. L’exceptionnelle clarté de l’eau me permet de voir la bête et cette fois-ci j’annonce « 10 kg ! ». Tresse fine, bas de ligne Nylon peu sécurisant, ce brochet a totalement engamé mon leurre. La bagarre est splendide, le dernier démarrage incroyable au bout de ma Tenryu et finalement l’épuisette intervient au bon moment, mon bas de ligne n’en peut plus. C’est un poisson très large mesurant 1,10m que nous relâchons après photos. Il est amusant de voir que c’est le même leurre qui a pris les 4 brochets et ce n’est pas faute d’avoir changé souvent... Il est 18h, il est temps de rentrer.
Pendant que nous chargeons le bateau sur la remorque, les pêcheurs du jour viennent aux nouvelles. Tous sont bredouilles, la période est très difficile. J’annonce notre succès et je les encourage vivement de se laisser tenter par quelques sorties avec un guide professionnel. Ainsi une journée annoncée mauvaise peut se transformer en de merveilleux souvenirs. Les bons guides sont là pour faire partager leurs innombrables expériences, ne pas l’oublier.
Pour toute info : Philippe COMPAIN : ph.compain@rhonealpespeche.com
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Retour du Printemps
26/04/2011
Une virée en Inde |
Je suis déjà rentré depuis 3 semaines de mon reportage en Inde, dans l’archipel des Lakshadweep, chez Yves Fraissex. Je n’ai pas encore communiqué sur ce voyage, mais promis tout sera dit dans le prochain numéro de Partir Pêcher ! Un reportage passionnant dans un coin du monde très préservé, superbe…
Mon retour sur les bords de mes rivières favorites s’est admirablement passé car cette année les beaux poissons coopèrent particulièrement bien. Il est étonnant pour ne pas dire illogique de voir des années « à gros poissons » et d’autres plus discrètes sur ce sujet. Il n’y a rien de rationnel dans cette remarque mais comme je passe une heure ou deux à la pêche, tous les jours, le hasard ne peut être pris en compte ! L’année dernière a été une saison excellente en terme de quantité et même de beaux poissons. Il est en plus amusant de voir la similitude de mes pêches françaises et d’outremers. Un bilan assez comparable, une bonne note mais pas le petit plus que procure une série de prises hors normes. Je cherche ces gros poissons, que cela soit sur le Rhône, à Madagascar ou sur un lac perdu. Donc il est normal en 300 jours de croiser quelques situations pour le moins inhabituelles. J’ai vu en fin d’année dans la Baie du Courrier un retour heureux sur des coups de ligne magnifiques. Reste que le bilan 2010 manque de piment ! Cette nouvelle année, 2011, a démarré merveilleusement bien. Un seul voyage pour le moment, en Inde, et plus de 80 séances de pêche dans nos eaux 100% françaises. Et déjà plus de gros poissons que sur l’ensemble de l’année dernière. Même les morilles sont déchaînées, l’occasion de faire quelques plats aux copains comme une grosse truite en papillote servie avec une poêlée de morille à la crème. Un régal de nos campagnes !
L’autre matin il m’est arrivée une belle anecdote, digne des meilleures destinations de pêche. En bas de chez moi, le jour se lève et une grosse fario se balade en surface en gobant tout se qu’elle trouve. Un poisson de 3 kg minimum. Je lance mon petit poisson nageur et attaque immédiate, la canne est bien courbée. Curieusement, ma truite continue à gober et je ramène après une superbe bagarre un brochet mesuré à un mètre ! Je le relâche et je relance dans la foulée sur cette truite qui n’arrête pas de téter la surface. A nouveau ma canne prend une courbure incroyable et là je ramène un autre brochet de 96 cm… On est en France, dans le domaine public, aux pieds d’un village. Moi je le répète, cette année nous réserve de grosses surprises ! Dommage que les stocks de neige en montagne soient catastrophiques et que le niveau d’eau et sa température risque de faire du dégât…
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L’hiver se termine…
20/03/2011
Bilan hivernal pour un pêcheur au leurre |
En fait, en jonglant entre les lacs de 1ière catégorie et les rivières de 2ième catégorie, j’ai réussi à pêcher tout l’hiver avec mes boites de leurres ! Curieusement c’est la première fois que j’ai autant de temps à consacrer à cette saison. Pas de voyages et surtout l’envie de découvrir un monde que l’on dit en plein repos, presque à l’arrêt ! Je me suis dit qu’au pire je verrai une ou deux actions à retenir. Pour cela je n’ai pas changé mes habitudes à savoir une heure de pêche quotidienne et une exclusivité qui frise le fanatisme pour les leurres. L’hiver rigoureux et extrêmement sec que nous avons eu a engendré des niveaux et couleurs d’eau parfaits. Au niveau observation j’ai beaucoup appris de cette saison et j’ai profité pleinement de la clarté des eaux pour m’instruire sur une saison qui est tout sauf morte. Du poisson j’en ai vu beaucoup, j’en ai pris pas mal et la grande surprise est venue de la qualité incroyable de mes prises.
Pour les brochets ce sont pendant les moments les plus froids que j’ai le mieux pêché. Les températures largement négatives m’ont permis de prendre 24 poissons dont une moitié de plus de 80 cm. J’ai eu droit à deux poutres de 1,10m et 1,13m. Les petits leurres, 8cm, ont été à la fête pourtant cette façon de pêcher m’interdit la prospection efficace des grandes profondeurs. Un avantage pour les suspending qui autorisent de nombreux stops, même entre deux eaux. Ce qui m’a aussi surpris c’est la vivacité des brochets. Rien à voir avec l’été et l’automne. Chaque bagarre a été une merveille de puissance et mon frein a souvent été obligé de libérer du fil, pourtant je le serre assez fort ! Autre constat, ce ne sont pas les heures les plus chaudes de la journée qui sont propices à cette pêche, bien au contraire. Même en hiver, tôt le matin et le soir restent les moments privilégiés d’une journée. J’ai aussi constaté très peu de ratés. De belles attaques, relativement lentes avec quelques secondes de calme avant que le poisson démarre et que la bagarre commence.
Le sandre n’est pas réellement représenté aux alentours de chez moi. Curieusement j’en ai pris un beau de 81 cm dans 2m d’eau, sur un poisson nageur de 10 cm. A l’inverse des brochets, la bagarre a été si vite expédiée que j’ai pensé à un chevesne dodu comme on en trouve beaucoup par ici. Après photos je l’ai mesuré et relâché. Encore un poisson intéressant pris en plein hiver !
Pour les truites, je me suis régalé. La première période s’est située au milieu de l’hiver et de manière souvent accidentelle. N’empêche que de prendre une paire de fario de plus de 60cm c’est vraiment plaisant. Depuis l’ouverture j’en ai repris quelques unes magnifiques dont un monstre de 80 cm dans un poste à haut risque ! Petite falaise, courant violent, arbres morts immergés et buissons impossibles sur la berge. C’est un poste pas raisonnable où j’ai déjà eu quelques aventures. La semaine passée c’est une moucheté de 53 cm qui m’en a fait voir. Amusant, c’est le seul poisson que j’ai gardé de cet hiver. Lorsque j’ai touché cette énorme fario dans seulement 50cm d’eau je me suis fait balader comme rarement. Il n’y a pas eu de round d’observation, elle a immédiatement dévalé la rivière en direction des nombreuses branches noyées. J’ai serré le frein à bloc, au maximum des possibilités de mon Twin Power 2500. La tresse de 16 lb a tenu, ma Tenryu aussi tout comme le nœud de raccord sur mon bas de ligne en Nylon 40/100. Après un combat d’anthologie j’ai réussi à extirper des obstacles cette fario hors normes. De bons souvenirs et encore une fois c’est l’hiver qui m’a montré d’innombrables possibilités, comme jamais je ne l’aurai supposé. Un détail instructif puisé dans toutes mes notes : j’ai pris sur le même remous pendant cet hiver, une grosse truite, mon plus gros brochet de la saison et un gros sandre ! Un trou d’eau de 30m sur 10 avec seulement 2m de profondeur. Qui a dit que les gros carnassiers ne cohabitaient pas ?
Comme je l’ai dit, je n’ai tué qu’un seul poisson. Je ne suis pas un extrémiste du fameux catch & release mais depuis longtemps je n’ai pas le cœur à tuer. Gamin on m’a appris à tout tuer ce que je prenais. Une autre époque. Si je relâche autant aujourd’hui c’est parce que je crois en ce geste. Ce qui ne m’empêche pas de préparer pour les copains une grosse truite en papillote avec une sauce aux morilles ! Ou un apéro à base d’acras de brochet dont les invités se souviennent longtemps ! Mais voilà, on est en 2011 et la raison doit l’emporter sur d’autres considérations plus primaires…
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Leurres et eaux froides !
31/01/2011
Pêche au lancer au cœur de l’hiver |
En France, dans les régions touchées par des hivers rudes, nous avons coutume de dire que cette saison reste la spécialité des pêcheurs au vif. La pêche au leurre est décriée, des affirmations souvent appuyées par des fanas du brochet et même par certains scientifiques. Ils vont jusqu’à nous convaincre qu’un brochet ne peut pas être actif si l’eau descend à quelques petits degrés. Esox serait alors amorphe... C’est vrai que je n’ai jamais fait de pêches extraordinaires par grand froid mais je n’y ai peut être jamais apporté l’énergie nécessaire dans une partie de l’année souvent réservée aux voyages exotiques ! Pour ce mois de janvier, je suis présent et gâté, la Savoie est sous une chape de températures négatives et le Rhône gèle profondément dans les endroits les plus calmes. Pourtant pas question de laisser ma canne au repos, durant les 15 derniers jours j’irai quotidiennement lancer durant une heure mes leurres sur mes meilleurs postes. Curieusement je commence par deux magnifiques farios de 5 et 6 livres que je relâche méticuleusement, grâce à un petit poisson nageur Mégabass de 8 cm ! Ce doublé me lance sur le bon chemin et j’attaque méthodiquement cette pêche hivernale. Premier constat, je vais capturer une dizaine de brochets, tous calibrés entre 72 et 86 cm. Pas si mal pour des séances ultra courtes ! Donc maître Esox est bien actif. Par contre je me rends vite compte que c’est tôt le matin ou le soir que je touche le mieux. A des moments où le froid est le plus intense. Mes tentatives en plein soleil et en milieu de journée se soldent par un échec. Etonnant... En moyenne je pêche entre -4° et -8°. A ce stade, les mains en prennent un coup ! L’autre matin à 8h30, il faisait -7°. Je lance une première fois sur un poste exposé au courant. Bingo, d’entrée je fais un honnête 84 cm. Mon deuxième lancer n’aura pas lieu, la bobine est gelée, un bloc de glace. J’insiste mais rien ne sort du moulinet sauf une perruque de tresse figée par la température négative. Mes doigts sont inertes, je ne suis plus du tout opérationnel, du coup je rentre avec un joli ratio de un lancer pour un beau brochet ! Autre constatation, les leurres de tailles moyennes donnent mieux que les gros. Le Live-X et même le B’Freeze me rapportent l’ensemble des prises. Mes essais avec des gros leurres sont décevants, juste un poisson. Evidemment la façon de mouliner a son importance, beaucoup plus lentement qu’aux autres saisons, avec des stops à répétition. Curieusement les brochets ne se cantonnent dans les trous calmes et profonds mais aiment venir se poster en queue de courant, là où le fond remonte. Côté matériel je dois prendre l’habitude de ne plus laisser ma canne dans la voiture car le matin le moulinet a du mal à tourner et la tresse est un bloc compact collé à la bobine. C’est vrai que la tresse ne me facilite pas la tâche mais dans cette pêche très lente elle reste un atout. Je ne connais pas de recette miracle contre le gel dans les anneaux. A étudier. Parfois le matin ce sont tous les deux lancers qui m’obligent à casser cette glace accumulée !
Grosses truites, beaux brochets et même déferlantes de chevesnes sur certains postes, décidément janvier m’a véritablement surpris ! L’année prochaine, je serai au rendez-vous, pour m’amuser et pour voir si mes observations se confirment. En attendant le Salon de Nantes approche, l’occasion de parler pêche avec les copains !
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La Baie du Courrier !
23/12/2010
Pêche au leurre dans le nord malgache |
Après de nombreux voyages ces 12 derniers mois, cette expédition au cœur de la Baie du Courrier est la bonne surprise de l’année ! Pour moi c’est la découverte de ce spot totalement dédié à la pêche sportive. J’ai passé quinze jours avec Sébastien et sa jeune organisation « Green Fishing ». Au total 13 jours de pêche intensive qui m’ont permis d’évoluer sur un grand nombre de postes variés, la zone est immense ! Je savais la région ventée et c’est vrai que la mer est rarement plate. Par contre, à condition d’évoluer sur un bateau de pêche sportive et non pas sur une barque, ce vent n’a jamais été assez fort pour nous empêcher de lancer ou jigger. Les horaires adoptés par Séb ne laissent guère de place au repos, 5h30 sonne le départ quand au retour il s’étale entre 16h et 18h ! Impossible de faire plus, surtout si on choisit des pêches fortes comme se fut mon cas. Du poisson il y en a énormément, de toutes tailles et de toutes sortes. Nous avons pris exactement 40 espèces différentes, du marlin noir à la sériole ! Les grosses prises sont nombreuses surtout lorsqu’on s’investie précisément dans ce type de recherche. J’ai eu la bonne impression que les surprises peuvent intervenir à tout moment. Sensation agréable. Mais il ne suffit pas de lancer correctement, encore faut-il être bien dirigé par des gens du coin. Séb note tout sur son GPS, un travail qui paye à la longue.
Le lancer est très efficace et l’importance du choix des leurres influe directement sur la qualité des prises. J’ai ferré et pris un bon nombre d’ignobilis entre 20 et 40 kg. Les sticks baits ont surclassés les poppers, à la condition de bien maîtriser le rythme de récupération. Parfois j’ai lancé 3 ou 4 fois de suite pour autant de grosse carangue au bout du fil ! Que dire aussi des chasses spectaculaires dans la Baie, avec des bancs compacts de carangues qui éclaboussent la surface sur une centaine de mètre ! Mais au désespoir de l’équipage, ce type de pêche ne m’excite pas beaucoup, trop facile et sans surprise avec un poids moyen de 8 à 12 kg. Je n’ai pas oublié aussi ce gros marlin noir qui est venu rostrer une de nos carangues au ras du bateau ! D’autres espèces ont visité mes leurres de surface, notamment une paire de joli thon jaune sans oublier les rouges, jobs, thasards et mérous.
Le jig est assurément une des bonnes techniques du coin. Et pas besoin de viser profond, 30 à 70 m suffisent amplement. Attention, les coefficients sont d’une importance capitale ! Tous les postes prospectés aux bons moments ont rapporté du poisson. Parfois c’est de la folie où la raison doit l’emporter ! Nous avons pêché quelques têtes de roche qui provoquent des touches en série avec une multitude d’espèce à la clé. Entre la Baie du Courrier et le Cap d’Ambre je me suis régalé. Les thons à dents de chien sont nombreux mais nous n’avons pas trouvé les gros ! Quelques sérioles et beaucoup de vivaneaux, mérous et carangues. Beaucoup de poissons relâchés mais malheureusement pas mal de morts aussi. Séb et son équipage doivent faire attention, les ressources ne sont pas sans fin... Cela nous est arrivé plusieurs fois de changer de zone pour cause d’un trop grand nombre de poissons pris ! Les jigs de 300 gr ont fait la loi et les cannes souples aussi !
Un tout petit peu de traîne car les rostres étaient parfois très visibles. Quelques heures par-ci par-là pour un résultat incroyable, marlin noir, voiliers, wahoos, coryphènes et thons jaunes ! J’espère avoir montré la bonne marche à Séb, un subtil mélange de couleur d’eau et de profondeur, sans oublier le soleil et la zone ! Il y a là des solutions insoupçonnées.
Nous avons donc pêché 13 jours pour plus de 450 poissons capturés, tous au leurre. Pas mal pour une première. Le bateau est agréable, passe bien la vague et reste stable par mer formée. Une petite panne m’a immobilisée à terre une journée, et vu la fatigue j’ai bien apprécié. L’équipage est jeune en termes d’expériences et la marge de progression est importante. Ce qui laisse présager de futures très belles pêches. Un point sympathique, nous n’avons croisé pratiquement personne, quelques barques locales et une « pirogue » venu de Nosy Be avec son lot de pêcheurs bidouilleurs plus occupés dans leur case que sur l’eau, sans commentaire... Un mot sur le camp ! Pas de luxe, c’est même plutôt spartiate mais avec beaucoup de charmes. Et les repas sont d’une immense qualité grâce à Etiennette. Pour se défouler, les balades sont à l’infinies. Oui j’ai vraiment aimé !
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Farquhar, l’Atoll du bout du monde
01/12/2010
Soie de 8, soie de 12, jig et popper pour un pêcheur éclectique |
Un séjour riche en instruction ! Quinze jours passés à traquer les plus beaux poissons de l’Océan Indien, du bord comme en bateau. Une météo capricieuse au début, qui a plus handicapé les lanceurs que les moucheurs. Un Lodge surprenant, une ambiance formidable et des repas merveilleux ! Cependant tout n’est pas facile au bout du monde et les marins n’étaient pas franchement à la hauteur... C’est peut être aussi pour ça qu’il y a tant de poissons à Farquhar. Des activités irrégulières sur les leurres de surface et encore une fois le jig nous a montré tout son intérêt en provoquant des pêches d’une rare intensité. Chacun a connu des passages hors normes, des moments rares mais aussi des passages à vide qu’un bon marin aurait certainement pu corriger ! Il en reste cependant des souvenirs que peu de destinations se permettent d’offrir.
Soie de 8 sur l’île de Rats and mice
Matin baigné d’un soleil brulant, nous sommes trois à lancer nos mouches. Olivier, J.Marc et moi. Inutile de crapahuter, nous avons devant nous trois boules de bone fish. Des poissons de 1,5kg à plus de 5 kg. Sur un fond de sable blanc et par 50 cm de fond, c’est un jeu sans fin. Chacun de nous a entre 1000 et 2000 bones devant lui ! Rien d’exagéré, c’est ainsi et nous en profitons tout le matin, pendant la marée basse. Les cannes se courbes à chaque moment, le backing siffle dans les anneaux, les bras se fatiguent... Parfois une exclamation, sur un poisson de plus de 80 cm ou sur un gros requin qui vient tourner à proximité. Lorsque la marée s’inverse nous nous retirons, saoulé de bagarres et d’images. Les bancs de sable apparaissent, sur fond de ciel bleu c’est une merveille. Un très grand moment de pêche à la mouche ! Nous avons tous les 3 relâchés entre 50 et plus de 60 poissons. Trop facile ? Certainement, mais pourquoi se refuser un tel moment d’exception !
Jig à la sortie du lagon
Sans sondeur le jig est une pêche de hasard. Mais pas ici ! A l’œil je repère cette tâche claire qui détonne sur le bleu foncé de l’Océan. Un haut fond. Les jigs partent au renseignement, 30m. J’ai envie de dire au marin de s’éloigner un peu mais une attaque plie ma canne puis celles de mes compagnons. A partir de là, c’est le festival qui commence. Pas une coulée sans touche, des poissons aussi variés dans leur poids que dans les espèces. A chaque ferrage c’est un thon à dents de chien de 1 kg ou un napoléon de 30 ! Parfois c’est l’inverse. Les mérous les plus colorés se déchainent ainsi que les vivaneaux. Lorsque le vent nous entraine au-delà de ce haut fond, les touches nous suivent avec des surprises comme ces espadons voiliers et thons jaunes ! Et dans ces faibles fonds, la plupart des poissons repartent vivants, sauf lorsque l’apéro du soir est en jeu !
Lancer du bord, de nuit, derrière le Lodge
La pleine lune nous éclaire toute la nuit. Après chaque repas j’ai pris l’habitude d’aller lancer sur cette plage sans fin. Je vois comme en plein jour, sauf quand un nuage passe. Parfois même je pêche à vue une belle ignobilis qui passe dans mes pieds. Ce soir elles sont en folie, sur mon Shibuki j’en pique une dizaine pour en relâcher 7, des belles. Les moustiques me mènent la vie dure mais rarement j’ai pu pêcher de nuit avec des paysages aussi visible. Je me régale jusqu’à ce que mes paupières me rappellent à la raison. Ma nouvelle canne à lancer 3 brins est parfaitement testé !
Soie de 10 et 12, dernier jour, pointe Sud
Trois potes pour une journée peu ordinaire. Nous réalisons un tableau fantastique parsemé de bones fish, permits, barras, capitaines, ignobilis, mérous, requins et carpes rouges. Mais un tel tableau serait incomplet sans les perroquets géants ! Nous les traquons, à vue, durant toute la fin de la marée descendante. Ils sont là, par groupes de 15 ou 20. Parfois énormes. Nos imitations de crabe n’en finissent pas de couler sous le nez de ces incroyables poissons. La récompense arrive au moment ou je m’y attends le moins. Pour une fois le bumphead gobe correctement ma mouche et mon bas de ligne évite la pince coupante des dents. 20 kg de bonheur sur ma JMC 10 et surtout le plaisir de voir mes potes plier leur canne à leur tour. Le plus gros accuse 30 kg bon poids... Une sacrée journée !
Bateau et popper, au large de la barrière
Mes compagnons viennent de vivre une matinée qu’il sera difficile de retrouver ailleurs. 140 poissons à deux bateaux. Une euphorie en surface qui déplace toutes les espèces du coin. Entre deux grosses GT, un énorme thon à dents de chien passe sous la coque. Les voiliers s’en mêlent et prendre de tels poissons au leurre de surface est un grand plaisir. Mais c’est Richard qui a connu la plus grosse émotion, il a tenu une ignobilis record. Un monstre ! Elle a mordu au bateau, avant de casser le bas de ligne... mais ces poissons de légende sont peut être imprenables ? Son poids est impossible à estimer mais la taille est au minimum à 1,80m ce qui laisse supposer que les plus grosses carangues au monde habitent ici. Car il y a déjà eu des antécédents dans le lagon. Toujours est-il, qu’un tel tableau laisse rêveur...
Voilà quelques images fortes pour illustrer ce voyage. Tout n’a pas été facile mais de vivre de tels anecdotes méritent quelques efforts, non ?!!!
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Prospection « JIG » à DJIBOUTI
09/10/2010
Bivouacs entre Sables Blancs et Goubet |
C’est l’agence DHD Laika qui m’a demandé de participer à cette prospection dans des eaux que j’ai déjà pêché il y a quelques années. Si nous connaissons la valeur de ce produit « lancer », il n’en est pas de même en ce qui concerne le jig. La région qui s’étend des Sables Blancs au Goubet régale de nombreux groupes « leurres de surface »aux bonnes saisons. Mais parfois les résultats sont en dessous des espérances surtout lorsque le seul leurre utilisé est le popper. Il est logique et même ambitieux de vouloir améliorer un séjour en proposant d’autres techniques. Les conditions météos très changeantes de par le monde provoquent des résultats inégaux en terme de pêche. Et en cette saison, Djibouti n’échappe pas à la règle avec des températures d’eau assez élevées et des mouvements de poissons inhabituels. Le test est donc grandeur nature, car pour notre semaine la pêche au leurre de surface va s’avérer difficile. Les néophytes se régalent de ces moments d’activité mais les vieilles mains, comme Thierry qui en est à son septième voyage, restent sur leur faim. Notre groupe est disparate en personnalité mais parfaitement soudé par une ambiance extraordinaire. Un régal ! Certains comme les frères Wof et Johan vont consacrer la majorité de leur temps avec moi, au jig. Approche identique mais techniques différentes, l’équipe est solide pour notre prospection. Et d’entrée le résultat est sans appel, le jig permet de prendre des poissons digne d’intérêt quand le lancer reste muet ! Attention, une prospection jig ne tient pas au hasard. Il ne suffit pas de plonger un bout de plomb au fond de l’océan pour prétendre prendre du poissons. Il faut passer par les cartes et étudier nos stratégies. Et aussi essuyer quelques revers. Aux Sables Blancs, le premier matin nous relâchons 14 sérioles et un thon jaune sur notre bateau, par 60m de fond. Une belle mise en forme qui mystérieusement ne confirmera pas à la séance suivante. Puis au Goubet ce sont les carangues ignobilis que nous allons chercher en plein courant sur des fonds importants. Les séries de touches prouvent une activité réelle alors que les poppers et sticks baits ont bien du mal a confirmer. En allant ferrer des poissons au ras des rochers et des tombants, nous alignons pas mal de casses et certains pêcheurs voient fondre leur réserve de leurre dangereusement ! Si les poppers font le spectacle, c’est bien le jig qui provoque l’émotion. L’apport de sondeurs et de GPS nous aide considérablement dans cette recherche. La pêche devient technique et moins hasardeuse. Le plus intéressant est l’analyse de ces résultats. Lorsqu’un bateau fait au lancer 5 poissons le matin et que l’autre bateau au jig en fait 12, on se rend compte qu’en jouant sur les bons horaires il est possible pour un seul bateau d’additionner ces chiffres. Et d’un seul coup, une pêche moyenne devient bonne, voir même très intéressante. Surtout quand Johan voit son jig se faire gober par un voilier d’une quarantaine de kilo à la descente… Et cela oblige les pêcheurs à mieux comprendre une zone, ses courants et ses tombants. Lorsqu’ils sont associés, le jig et le lancer sont une sorte de pêche en 3D !
Donc un résultat très positif que nous tenterons de mettre encore plus en valeur à la saison du printemps. Et dans ces lieux, la qualité du bivouac est en hausse par rapport aux 7 Frères, une question de vents et de proximité des lieux plus civilisés ! Pour les passionnés, le rendez-vous est pris pour mai/juin !
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RETOUR au KAZAKHSTAN
19/09/2010
Carnassiers et leurres de surface |
Une semaine bien agréable et une ambiance formidable pour notre groupe de lanceur. C’est mon troisième séjour au royaume des roselières et les eaux basses de cette saison ont favorisé considérablement la recherche des brochets au leurre de surface. Par le manque d’eau certaines zones deviennent inaccessibles. Mais la densité de carnassiers reste exceptionnelle. Plus difficile que l’année dernière, il faut savoir changer de leurre au bon moment pour provoquer des séries d’attaques. Pour les brochets et grosses perches les sticks baits ont été à la fête. Le Zclaw, le Sammy et Storm m’ont comblé, à noter que tous les sticks à la nage très saccadée n’ont pas été à la hauteur sur les brochets. Côté popper c’est le PopMax rouge vif qui a survolé les résultats. Pour les nouveautés, la série des Buzz Frog m’a bluffé ! Un design hyper réaliste et une efficacité redoutable dans les faibles profondeurs et les herbiers. Les poissons nageurs de surface ont une nouvelle fois assurée lorsque la zone le permettait. Mon unique Dorum est revenu brisé en deux par les attaques répétées des beaux brochets ! Sinon le BKF et le Salmo ont une nouvelle fois surpris par les résultats. Les poissons articulés restent d’excellentes solutions sur les brochets proche du bateau. Le BBZ et le Gan Craft ont déclenché nombres de touches non prévus. Pour faire évoluer mes leurres j’ai choisi deux cannes, la Red Luck Top Water et la Shimano Exage en 5 brins qui tient dans n’importe quel sac. Plus qu’une idée, un véritable coup de cœur ! Sans oublier ma paire de moulinets Shimano Twin Power 2500 garni de tresse YGK et Tuf Line XP en 17/100. Mes bas de ligne ? Du simple Nylon 70/100 et pas un brochet de perdu…
Au final, mes 8 pêcheurs ont pris 955 brochets (tenus en main) dont un 1,05m capturé avec malice par Francis. Environ 1500 perches d’une moyenne de taille peu ordinaire. Les poissons d’un kilo et plus ont été réellement nombreux ! Plusieurs après midi ont été consacrés à la recherche des gros aspes. Le succès nous a encouragé sur cette pêche différente, chenal, eaux profondes et troubles, cuiller ondulante et lancer précis au ras des roseaux. Nous avons relâché une bonne trentaine d’aspes de 3 à 6 kg avec en prime quelques silures. Cette pêche a apporté son lot d’émotion, avec des touches violentes et au final une arrivée au bateau remarquée pour un poisson pas comme les autres… Donc un bilan excellent pour ces 6 jours de pêche, il a juste été dommage de na pas avoir accès à plus de zones à cause du niveau d’eau. Les lumières du soir, les milliers d’oiseaux et ce monde aquatique ne laissent pas indifférent.
La recherche du brochet sous ces latitudes est une école de pêche au leurre. Tout peut marcher mais pas à n’importe quel moment ! Une vérité et une subtilité ! Un grand merci à Jacky, Michel, Thierry, Philippe, Francis et Fred. Et une mention spéciale pour Philippe le journaliste volubile et Martin le cameraman d’Ultimate qui a suivi l’évolution de nos pêches dans la bonne humeur !
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Tresse fine
30/08/2010
Bivouacs d'été |
... Depuis pas mal d’année mes moulinets sont exclusivement équipés de tresse. Du lancer léger au lancer lourd, en mer comme en rivière. Cependant, petite exception, pour mes pêches d’été en haute montagne et cette fameuse recherche des grosses truites, je suis repassé au Nylon. Je préfère son comportement face à des tresses microscopiques qui ne m’ont pas convaincu. Trop de perruques inextricables. Le Nylon reste irréprochable bien que fragile face à de gros salmonidés vivant dans des univers fortement rocheux. Cette année on m’a demandé d’essayer et de tester la tresse Gesox d’Ultimate. Les données sont saisissantes : 6/100 de diamètre pour 4,5kg de résistance et une couleur rose peu discrète ! Septique au début, j’ai appris peu à peu à dominer ce fil et à en tirer le maximum. Je jongle sur mes deux cannes favorites des bivouacs en altitude : la Tenryu Red Volution Technically et sa sœur la Red Luck Top Water. Ces deux cannes sont associées à des moulinets performants, des Shimano Twin Power 2500. Tout d’abord je pêche des eaux très claires et je privilégie un bas de ligne de plus de deux mètres en Nylon Shimano Technium 20/100. Puis j’évite à tout prix de poser ma canne sur un rocher aux arrêtes vives car ce seul geste peut endommager cette tresse d’un diamètre incroyable. Et surtout à chaque lancer, il y a une gestuelle à respecter. Rabattre le pick-up à la main et surveiller que la tresse ne fasse pas une boucle. Par vent de face ou sous la pluie c’est important. Au début c’est l’œil qui surveille puis avec l’habitude ce sont les doigts qui instinctivement me renseignent. Ce que j’apprécie beaucoup, c’est qu’en cas de perruque causée par une inattention parfois légitime, la texture de cette tresse permet à coup sûr de s’en tirer rapidement. Elle glisse et ne se bloque pas sur un nœud inopportun. Deux mois de pêche, des centaines de salmonidés dont une dizaine de plus de 60 cm m’ont permis d’adopter totalement cette Gesox. Et si la couleur rose pétante passe à la longue, ce n’est pas très grave !
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L’expérience DJIBOUTI
01/07/2010
Les ignobilis des 7 Frères |
….. Retour de ma virée à Djibouti. 3 semaines dans le four des 7 Frères ! Je ne peux pas dire que le matériel sur place m’ait apporté beaucoup de repos. Dommage après 5 ans de bons et loyaux services. La pêche a été dans l’ensemble plus difficile que d’habitude avec pour la première fois, des ignos qu’il fallait aller chercher. En tout cas très intéressant techniquement, puisque 4 bateaux pêchant 6 jours ont pris 556 ignobilis et une soixantaine d’autres poissons… C’est ça que j’appelle plus difficile ! La plus grosse pesée : 55,5kg. A noter la supériorité incontestable des gros poppers sur les sticks. La 2ème et 3ème semaine ont été très sympathiques avec des pêcheurs néophytes et confirmés qui en voulaient. Déception pour la première semaine où 1 pêcheur est venu gâcher cette belle expérience et pourrir la vie de tout le monde.Lamentable.
A noter une merveilleuse matinée avec 51 grosses ignobilis relâchées par les grenoblois. Quelques coups du matin, du bord, très musclés ! Le rock fishing à son apogée, ou comment brider une série de poissons de 20 kg en plein milieu du corail ! A suivre un test très instructif sur les différents hameçons triples du marché. ST 66, ST 76, GT 6/0 et GT 10/0 avec les + et les –, à lire prochainement dans la PEM. Le choix des hameçons est déterminant pour éviter trop de ratés. Pour moi, un véritable test est basé sur la prise de plusieurs centaines de poissons… Retour en France pour mes bivouacs dans les Alpes. J’en profite pour préparer la suite de mes voyages de fin d’année, une virée en Norvège, retour au Kazakhstan, prospection jig à Djibouti, une semaine aux Seychelles et un final à Madagascar ! La pêche reste et restera toujours une merveilleuse école de la vie !
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De la Terre de Feu ....
20/05/2010
aux Radama |
Mon dernier voyage en Terre de Feu laisse présager une suite à l’aventure ! Le fait d’aller chercher des hauts de rivières totalement vierges reste un rêve pour nous pêcheur à la mouche. Le camping c’est bien mais les conditions météo rendent l’exercice très exigeant. Le physique et le moral doivent être au beau fixe ! Mais mon ami Dan va tenter de construire une « cabaña » sur la meilleure zone pour loger quelques pêcheurs. Une ou deux autres pistes en quad pour accéder à d’autres paradis et voilà une bonne occasion de retourner dans ce coin merveilleux…
Actuellement je reviens de ma virée à Madagascar, aux Radama. Le but était de confirmer les bons résultats acquis l’an passé ! Mission totalement accomplie ! En ce qui concerne le jig, la régularité de nos pêches poussent les skippers à le proposer systématiquement aux clients. Nous avons mis en valeur une nouvelle zone pour le jig avec de beaux tableaux de sérioles et quelques touches fracassantes ! Le lancer reste la technique n°1 et le popper a pour une fois fait jeu égal avec les sticks coulants et flottants. 5 semaines de mer calme, la météo a été parfaite. Et puis, le simple fait de retrouver Christophe est déjà un plus dans ce périple. Belle organisation.
Dans la foulée, Djibouti se prépare ! Les grosses ignobilis nous attendent…
Côté matos j’ai essayé dernièrement les cannes à mouche JMC Liberté, un régal ! Test grandeur nature sous quelques rafales atteignant allègrement les 100 km/h… A retenir également le Nylon Shimano Technium Spinning, une résistance hallucinante et une fiabilité à toute épreuve !
Pour les Radama, ma Tenryu All Rod associée à ma Fiber Jig a une fois de plus prouvé la qualité des cannes rouges. Un tandem percutant ! Côté jig, le Vortex a dominé les débats en s’adjugeant la plupart des grosses prises.
Mes essais sur les tambours tournants pour le jig ne m’ont pas convaincu. Et le comparatif tresse blanche/tresse sombre a largement et indiscutablement tourné en la faveur des couleurs ternes et discrètes.
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